Novembre est là, et avec lui l’envie de ralentir, et de découvrir de nouvelles pépites culturelles. Voici nos coups de cœur d’octobre : musiques, films et livres qui ont réchauffé nos journées et éveillé notre curiosité.
Les recommandations littéraires de Harfie!
La mue, de Céline Denjean : Un roman sombre et oppressant. Dans un village de montagne isolé, des disparitions inquiétantes sèment la panique. Une major de police est appelée à enquêter et découvre un réseau de secrets enfouis, mélant séquestration, violence et manipulation psychologique. L’ambiance glaciale et l’isolement renforcent la tension, avec une intrigue où la frontière entre victime et bourreau devient flou.
Mon cœur à déménagé, de Michel Bussi : Un suspense psychologique autour de l’amour, de la famille et des blessures du passé. L’histoire tourne autour d’un drame ancien qui refait surface : souvenirs d’enfance, secrets de famille, et vengeance viennent se mêler. Fidèle au style de Bussi, l’intrigue alterne entre plusieurs époques et personnages, menant à un final inattendu. Un polar plein d’émotion, entre tendresse et noirceur.
Sur la dalle, de Fred Vargas : On retrouve le commissaire Adamsberg dans une enquête mystérieuse en Bretagne. Tout démarre autour d’un dolmen surnommé La Dalle, associé à une vielle légende locale. Quand un meurtre survient, Adamsberg et son équipe doivent démêler une affaire où se croisent croyances anciennes, rancunes familiales et crimes bien réels. Vargas déploie son style particulier: poétique, parfois onirique, où la lenteur et l’étrangeté participent au charme du récit.
Les recommandations audiovisuelles d’Harfie
Piché entre ciel et terre, de Sylvain Archambault : Ce film raconte la vie de Robert Piché, pilote québécois devenu héros en 2001 après avoir réussi un atterrissage d’urgence spectaculaire. Son Airbus A330, en panne sèche de carburant au-dessus de l’Atlantique, a pu être posé aux Acores, sauvant plus de 300 passagers. Mais le film explore aussi l’homme derrière le mythe, ses failles, ses excès, ses démons personnels. On y voit comment un homme ordinaire, marqué par une vie chaotique, est projeté malgré lui au rang de légende.
Identités, de Samuel Thivierge : Inspiré de faits réels, ce drame raconte l’histoire de Philippe, un jeune professionnel respecté qui mène une double vie. Derrière son apparence irréprochable, il se lance dans une série de fraudes financières et d’usurpations d’identité. Au fil du récit, son univers s’effondre, car ses proches et des innocents sont entraînés malgré eux dans ces mensonges. Ce film s’intéresse moins au crime spectaculaire, qu’aux mécanismes psychologiques d’un homme qui glisse pas à pas vers l’illégalité et la manipulation.
La vérité, de Marc Bisaillon : Ce film dramatique s’inspire d’un fait divers tragique. Deux adolescents commettent un geste irréversible: ils tuent un homme au hasard lors d’une nuit marquée par la violence et l’inconscience. L’intrigue se concentre sur l’un des jeunes, rongé par la culpabilité et le silence, incapable d’assumer ou de confesser son crime. Le récit met en lumière le poids du secret, la responsabilité morale, et les conséquences destructrices d’un choix irréfléchi.
Nos belles-soeurs, de René Richard Cyr : Inspiré de la célèbre pièce de Michel Tremblay, ce film se déroule à Montréal dans les années 1960. Il est centré sur Germaine, une ouvrière qui gagne une grande quantité de timbre primes à l’épicerie et qui décide de les partager avec ses voisines. C’est une histoire de solidarité féminine, de petites rivalités et de libération sociale dans le Montréal des années 60, où chaque femme révèle ses désirs, frustrations et espoirs. Le cœur du film, ce sont les relations entre ces femmes, et la façon dont elles se soutiennent.
La famille Bélier, de Éric Lartigau : Ce film raconte l’histoire de Paula Bélier, une adolescente qui est la seule entendante dans une famille de sourds. Passionnée de chant, elle rêve d’en faire son métier, mais se retrouve déchirée entre son amour pour sa famille et ses ambitions personnelles. Le film explore les thèmes de la famille, de la solidarité et de la transmission, avec une bonne dose d’humour. Les émotions sont renforcées par des moments musicaux poignants, et le récit souligne combien le soutien familiale peut être à la fois un refuge et un défi face à la réalisation de ses rêves.
C.R.A.Z.Y., de Jean Marc Vallée: Ce film raconte l’histoire de Zac, un jeune homme qui grandit dans une famille québécoise dans les années 60-80. A travers son adolescence et son passage à l’âge adulte, Zac doit naviguer entre ses passions, et les attentes strictes de son père. Le film explore les liens familiaux, les conflits et la difficulté de concilier amour familial et liberté personnelle. La musique des années 70, et les moments de tendresse renforcent l’émotion et la nostalgie, faisant de ce film un portrait touchant et intime d’une famille en évolution.
Mars et Avril, de Martin Villeneuve: Dans un Montréal futuriste bercé par la musique et la technologie, Jacob Obus, un inventeur solitaire, crée des instruments inspirés du corps féminin. Quand il rencontre Avril, une photographe à l’aura magnétique, il est entraîné dans une quête aussi spirituelle qu’amoureuse, entre réalité et rêverie. Ensemble, il franchissent les frontières du temps, de l’art et de l’univers, jusqu’à la planète Mars. Un film d’une beauté visuelle rare, poétique et métaphysique.
Origami, de Patrick Demers: David, un homme marqué par la perte, découvre qu’il peut voyager dans le temps… En le pliant comme une feuille de papier. Il croit pouvoir réécrire son passé et sauver sa fille. Cependant, chaque voyage altère un peu plus la réalité, et sa propre perception du monde. Entre drame intime et science fiction délicate, Origami parle du deuil, de la mémoire et de ce que l’on serait près a sacrifier pour changer le destin. Un film intelligent, émouvant et profondément humain, où la science devient poésie.
La peau blanche, de Daniel Roby: Thierry, un jeune montréalais idéaliste tombe amoureux de Claire, une femme fascinante, presque irréelle. Mais derrière sa beauté fragile se cache un mystère biologique aussi troublant qu’inquiétant. A mesure que la vérité se dévoile, le film explore les zones floues, entre amour et instinct. Sans jamais verser dans l’horreur, le film questionne la différence, le désir et ce qui fait de nous des êtres humains.
Les recommandations musicales de Harfie
Clara Luciani: Chanteuse française reconnue pour sa voix profonde et ses textes empreints de sensibilité, mêlant élégance pop et féminité affirmée, elle s’impose aujourd’hui comme l’une des figures majeures de la nouvelle scène francophone! À écouter absolument : Le reste, La Grenade .
Juliette Armanet : Auteure-compositrice-interprète française au style rétro et raffiné, elle marie avec brio chanson française et pop moderne. A écouter absolument: L’amour en solitaire, Le dernier jour du disco.
Pomme : Chanteuse et musicienne française, elle est reconnue pour sa voix douce et envoûtante ainsi que pour ses textes intimes et poétiques. À travers ses albums, elle aborde avec sincérité des thèmes comme l’amour, l’identité et la solitude. A écouter absolument: Je sais pas danser.
On se retrouve le mois prochain ! Donne nous tes recommandations sur Instagram, et on se fera un plaisir de les repartager !
Tu peux retrouver la sélection de septembre juste ici!
