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ÉLECTIONS PARTIELLES DE HULL

Bonne lecture et bon vote!

Nous invitons les électeurs et les électrices à se rendre nombreux voter lundi 12 mai aux élections partielles dans la circonscription de Hull.

Vous trouverez ci-dessous les réponses obtenues à ce jour de quatre formations politiques, Québec solidaire, le Parti québécois, le Parti vert et le Parti indépendantiste, qui ont jugé assez importantes la qualité de vie des gens de l’Outaouais et les difficultés suivantes qu’ils vivent pour vous exposer leurs points de vue et vous faire connaître, par écrit, leurs engagements pour tenter de les résoudre :

  • les problèmes causés par l’insuffisance de services et de soins de santé en français;
  • la fraude fiscale et le trafic identitaire;
  • l’exode des jeunes, le sous-financement de l’éducation postsecondaire et le déficit de l’Outaouais en programmes collégiaux et universitaires en français;
  • la défrancisation et l’anglicisation de la région;
  • les problèmes causés par le manque de structures pour faciliter l’accueil et l’intégration en français des immigrants et des nouveaux arrivants.

Questions à la candidate et aux candidats à l’élection du 12 mai prochain dans la circonscription de Hull

Réponses du Parti québécois :

1) Des études récentes ont démontré l’existence en Outaouais d’un problème d’exode des jeunes qui veulent poursuivre des études. Le sous-financement de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et le déficit de l’Outaouais en programmes collégiaux et universitaires sont en cause. L’éducation postsecondaire constitue un autre secteur clé où la région et sa population sont grandement défavorisés par rapport aux régions comparables du Québec (Estrie, Mauricie et Saguenay).

Quelles sont les mesures que vous entendez défendre et promouvoir pour que cesse le sous-financement et le sous-développement de l’Outaouais dans le domaine de l’éducation postsecondaire?

Réponse : Pour moi, c’est clair, net et précis. Sous la gouverne des libéraux, l’Outaouais a été littéralement abandonné. En santé comme en éducation, l’Outaouais souffre d’un sous- financement chronique. C’est également vrai dans le domaine culturel, par exemple l’Outaouais est la seule région du Québec qui ne possède pas de musée subventionné par Québec.

Pendant toute la campagne électorale, j’ai dénoncé haut et fort ces situations inacceptables pour l’Outaouais.

J’ai rencontré à quelques reprises le recteur de l’UQO, la directrice générale du CEGEP, des représentants de la Chambre de Commerce et du développement économique de Gatineau.

J’ai commencé à faire mon travail de député, de rassembleur et de facilitateur. Bref, nous avons le même problème en éducation que dans le domaine de la santé. Un seul coup d’œil sur les statistiques de source gouvernementale officielle nous démontre que notre région est sous-financée. Les libéraux semblent se dire : « S’ils ne sont pas contents, les gens de Hull et de l’Outaouais n’ont qu’à traverser en Ontario pour aller se faire soigner et se faire éduquer. »

Nous avons ici quelques institutions bien enracinées dans leur milieu et qui ne demandent pas mieux que de s’épanouir : l’UQO et le CEGEP. Il faut d’abord les connaître et les faire connaître. Il faut lever les obstacles de l’inertie gouvernementale. L’UQO a un excellent plan d’action – le recteur Vaillancourt sait ce qu’il fait ! Il faut les appuyer, il faut les financer.

Le CEGEP attend des autorisations du ministère de l’Éducation pour aller de l’avant dans des programmes de formation essentiels. Le CEGEP forme déjà des infirmières et bientôt des ambulanciers. Il est fin prêt à faire plus. Il faut lever les obstacles bureaucratiques.

J’ai visité il y a quelques jours les laboratoires de biologie qui sont à la fine pointe de la technologie, laboratoires essentiels à la réalisation des projets de campus santé et de centre de formation médicale. Ce sont des ressources méconnues et sous-utilisées. On m’a dit que j’étais le premier politicien à y mettre les pieds.

2) Il existe un déséquilibre fiscal inacceptable entre l’Outaouais et le reste du Québec en matière de financement des services de santé. Ce déséquilibre agit de façon persistante au détriment de la santé de la population outaouaise. Le déficit fiscal sur ce plan entre l’Outaouais et le reste du Québec était, par exemple, de 382 millions de dollars durant l’année 2005-2006.
Les dépenses en santé en 2005-2006 sont de 2102 dollars par personne dans l’Outaouais alors qu’elles sont de 3218 dollars dans le reste du Québec, incluant la région de Montréal. Pour la même période, le Québec a versé près de 55 millions de dollars à l’Ontario afin de rembourser des services médicaux qui ne sont pas accessibles en Outaouais. C’est près de 12 % du budget de fonctionnement régional !

Qu’entendez-vous faire pour que l’UQO offre un programme de médecine et, de concert avec le Cégep de l’Outaouais, les autres programmes qui manquent à notre région en matière de formation des travailleurs de la santé? Pour vous assurer que les nouveaux programmes de médecine et soins de santé qui seraient offerts à l’UQO seront rattachés à un Réseau universitaire intégré de santé (RUIS) de langue française et non celui du McGill University Health Center reconnu pour ses difficultés à offrir des services de santé en français?

Qu’entendez-vous faire pour moderniser les hôpitaux existants? Qu’entendez-vous faire pour construire à Gatineau un centre hospitalier universitaire comme en possèdent les régions de Québec et de Sherbrooke?

Réponse : Si vous avez le moindrement suivi la campagne électorale, vous conviendrez sans doute que je suis plus que familier avec les données chiffrées que vous exposez. Je pourrais même ajouter que les chiffres validés que j’ai obtenus récemment illustrent une situation encore plus grave que celle que vous décrivez.

Je n’ai certainement pas à vous convaincre que je suis le candidat qui connait le mieux la situation et les besoins criants scandaleux de notre réseau social et de santé. Voir nos aînés sur des civières dans les corridors m’est devenu intolérable. Entendre parler de familles itinérantes m’es devenu insupportable.

Je me suis engagé en politique pour aller dénoncer ces situations haut et fort à l’Assemblée nationale et proposer les solutions énoncées et répétées au cours de ma campagne électorales.

3) Il est bien connu que la région frontalière de l’Outaouais vit des phénomènes de trafic identitaire et de braconnage fiscal. De trop nombreux résidants du Québec trafiquent leur identité pour se déclarer Ontariens afin de ne pas payer leurs impôts au Québec obligeant ainsi l’ensemble des autres contribuables du Québec à payer leur part.

Quelles mesures « concrètes » entendez-vous prendre afin que cessent ces pratiques qui appauvrissent l’ensemble de la société québécoise et affaiblissent l’identité québécoise de l’Outaouais?

Réponse : Nous voulions en savoir davantage sur le phénomène de « braconnage fiscal » que vous dénoncez. Il nous a cependant été impossible de compléter nos recherches à l’intérieur des délais impartis. Nous voudrons nous asseoir avec vous, à la première occasion après les élections de lundi, pour bien cerner le problème et profiter des éléments de solution ou mesures concrètes que vous avez sans doute à l’esprit.

Je peux d’ores et déjà vous dire que tous les citoyens québécois qui profitent des avantages de résider au Québec doivent en assumer leur juste part.

4) L’Outaouais est la troisième région en importance pour l’accueil des immigrants internationaux et une région importante pour l’accueil des nouveaux arrivants en provenance des provinces canadiennes. Nombre de ces nouveaux citoyens ne parlent pas français. La langue anglaise continue de dominer dans les transferts linguistiques. À Gatineau et dans ses banlieues, la communauté anglophone voit ainsi son importance augmenter de 18 % à cause de l’assimilation des francophones et allophones.

Que proposez-vous pour que les immigrants et les nouveaux arrivants allophones et anglophones qui choisissent de venir vivre au Québec et en Outaouais – où ils sont les bienvenus – s’intègrent rapidement par l’apprentissage du français, langue officielle et d’usage public commune au Québec?

Réponse : Il nous semble que cette question comporte deux volets différents : l’immigration internationale et la migration en provenance de provinces canadiennes.

Sur le premier point, nous estimons que tous les candidats à l’émigration vers le Québec devraient, dès le début du processus, être informés sur les caractéristiques de la société québécoise : son histoire, les conditions économiques et sociales (emploi, chômage et pauvreté) et, bien sûr, les défis et enjeux de notre culture y compris le caractère français de l’État québécois. Une fois ces conditions bien comprises et les attentes des immigrants bien établies, il devient impératif d’établir les conditions d’accueil et de transition appropriées afin de permettre l’intégration la plus harmonieuse et rapide possible des nouveaux arrivants. Madame Marois a pris un certain nombre d’engagements en ce sens.

Pour le deuxième volet de votre question, j’ai le sentiment que l’intégration de compatriotes canadiens à la communauté québécoise relève de facteurs essentiellement locaux : fierté de nos concitoyens francophones, sentiment d’appartenance et volonté de nos institutions d’imprimer un caractère français à notre milieu de vie. Je serai aux côtés d’Impératif français dans la poursuite de ces objectifs.

Des journalistes commencent à dire que je suis le seul candidat de l’opposition à pouvoir renverser les libéraux lundi, le 12 mai, et à imprimer une vision nouvelle de l’Outaouais.

J’espère pouvoir compter sur l’appui des membres de votre association.

Dr Gilles Aubé
Candidat du Parti Québécois dans Hull
info@pq.org
laurin.ag@sympatico.ca

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Réponses de Québec solidaire :

1) Des études récentes ont démontré l’existence en Outaouais d’un problème d’exode des jeunes qui veulent poursuivre des études. Le sous-financement de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et le déficit de l’Outaouais en programmes collégiaux et universitaires sont en cause. L’éducation postsecondaire constitue un autre secteur clé où la région et sa population sont grandement défavorisés par rapport aux régions comparables du Québec (Estrie, Mauricie et Saguenay).

Quelles sont les mesures que vous entendez défendre et promouvoir pour que cesse le sous-financement et le sous-développement de l’Outaouais dans le domaine de l’éducation postsecondaire?

Réponse : Québec solidaire est très conscient que notre région est sous-équipée dans le domaine de l’éducation postsecondaire. De plus, ce problème a été aggravé par les compressions fédérales dans les paiements de transfert pour l’éducation postsecondaire appliquées dans le milieu des années 90. QS propose avec son programme « Outaouais 2025 » de remédier à cette situation à moyen terme. Notre région devrait offrir des formations de pointe attrayantes, tant au Cégep qu’à l’université, et ce, dans différentes disciplines afin de retenir nos jeunes dans la région et soutenir les activités de première importance en l’Outaouais telles que les professions de la santé, le génie civil, l’urbanisme, la foresterie, le développement durable, le travail social et communautaire, etc.

Un député de QS travaillera avec les organismes de la région, les citoyens et les élus régionaux afin que ces formations deviennent une réalité. De plus, Québec solidaire vise la gratuité scolaire afin d’élargir l’accessibilité des études postsecondaires en particulier pour les jeunes de couches sociales plus défavorisées. Cette mesure est réaliste financièrement et devrait dynamiser l’ensemble du système universitaire et collégial québécois. De façon générale, QS estime qu’il est plus qu’urgent d’acquérir des outils de développement qui soient propres à l’Outaouais afin que notre région soit autonome de la ville d’Ottawa et davantage au service des besoins de ces citoyens en matière de formation et de préparation à l’emploi.

2) Il existe un déséquilibre fiscal inacceptable entre l’Outaouais et le reste du Québec en matière de financement des services de santé. Ce déséquilibre agit de façon persistante au détriment de la santé de la population outaouaise. Le déficit fiscal sur ce plan entre l’Outaouais et le reste du Québec était, par exemple, de 382 millions de dollars durant l’année 2005-2006.
Les dépenses en santé en 2005-2006 sont de 2102 dollars par personne dans l’Outaouais alors qu’elles sont de 3218 dollars dans le reste du Québec, incluant la région de Montréal. Pour la même période, le Québec a versé près de 55 millions de dollars à l’Ontario afin de rembourser des services médicaux qui ne sont pas accessibles en Outaouais. C’est près de 12 % du budget de fonctionnement régional !

Qu’entendez-vous faire pour que l’UQO offre un programme de médecine et, de concert avec le Cégep de l’Outaouais, les autres programmes qui manquent à notre région en matière de formation des travailleurs de la santé? Pour vous assurer que les nouveaux programmes de médecine et soins de santé qui seraient offerts à l’UQO seront rattachés à un Réseau universitaire intégré de santé (RUIS) de langue française et non celui du McGill University Health Center reconnu pour ses difficultés à offrir des services de santé en français?

Qu’entendez-vous faire pour moderniser les hôpitaux existants? Qu’entendez-vous faire pour construire à Gatineau un centre hospitalier universitaire comme en possèdent les régions de Québec et de Sherbrooke?

Réponse : Lors des élections de 2007, le candidat de Québec solidaire a proposé la création d’une faculté de médecine en Outaouais afin de remédier durablement à la pénurie aigüe de professionnels qui handicape actuellement le système de santé en Outaouais. Cette proposition fait aujourd’hui l’unanimité parmi les autres partis. Québec solidaire poursuivra ses efforts afin que cette faculté devienne réalité dans les plus brefs délais et s’assurera que cette institution réponde aux besoins de l’ensemble de la population. Il serait en effet dramatique d’investir nos énergies dans la création de programmes en médecine si les personnes, nouvellement formées, déménageaient en Ontario ou si elles se désaffiliaient du régime public de soins pour se mettre au service de personnes ayant les moyens de s’offrir des soins privés. Des mesures de rétention du personnel fraichement formé seront donc mises en place.

Une formation médicale de pointe requiert en effet de grands instituts ou un hôpital universitaire comme celui de Sherbrooke. L’hôpital de Hull est mal adapté pour accueillir de nouvelles technologies et des laboratoires de recherche. De plus, il est aujourd’hui exigu, peu convivial et peu confortable pour les patients; une modernisation s’impose donc. Advenant la création d’une faculté de médecine en Outaouais, la prochaine étape serait effectivement de construire un hôpital universitaire qui réponde aux besoins des patients et du personnel. Cela correspond tout à fait à notre vision de développement régional « Outaouais 2025 » qui vise l’autonomie de la région par rapport aux services (éducation, soins) de la ville d’Ottawa. Par contre, la question de l’affiliation de cette faculté au RUIS ou à l’université McGill nous semble secondaire. En effet, tous les acteurs concernés par ce dossier s’entendent pour que cette formation soit délivrée en français.

3) Il est bien connu que la région frontalière de l’Outaouais vit des phénomènes de trafic identitaire et de braconnage fiscal. De trop nombreux résidants du Québec trafiquent leur identité pour se déclarer Ontariens afin de ne pas payer leurs impôts au Québec obligeant ainsi l’ensemble des autres contribuables du Québec à payer leur part.

Quelles mesures « concrètes » entendez-vous prendre afin que cessent ces pratiques qui appauvrissent l’ensemble de la société québécoise et affaiblissent l’identité québécoise de l’Outaouais?

Réponse : Alors que l’on ne compte plus les exemples d’évasions fiscales à grande et moyenne échelle, Québec solidaire s’est résolument positionné pour un renforcement des législations pour inciter les grandes industries, les fiducies ou les multinationales à payer leur juste de part d’impôts. Il apparaît inacceptable que ces grands de la finance puissent se souscrire aux impératifs fiscaux essentiels au bon fonctionnement de la société québécoise. En ce sens, Québec solidaire propose un régime de taxation plus progressif et veut s’attaquer à l’évasion fiscale comme les paradis fiscaux dont profitent certaines grandes corporations.

C’est aussi dans cette optique de justice sociale et d’une équitable redistribution de la richesse que Québec solidaire considère impératif de rappeler aux citoyens l’importance de leur contribution fiscale à la santé de nos institutions publiques et au bien-être de notre société. Alors que l’État québécois investit des sommes impressionnantes dans la lutte à l’évasion fiscale dans le domaine de la sécurité du revenu, ces cas de fraudes demeurent dans l’ombre et restent impunis. Il est évident qu’il manque un signal politique clair pour encourager les employés de l’État à intervenir dans ce dossier.

4) L’Outaouais est la troisième région en importance pour l’accueil des immigrants internationaux et une région importante pour l’accueil des nouveaux arrivants en provenance des provinces canadiennes. Nombre de ces nouveaux citoyens ne parlent pas français. La langue anglaise continue de dominer dans les transferts linguistiques. À Gatineau et dans ses banlieues, la communauté anglophone voit ainsi son importance augmenter de 18 % à cause de l’assimilation des francophones et allophones.

Que proposez-vous pour que les immigrants et les nouveaux arrivants allophones et anglophones qui choisissent de venir vivre au Québec et en Outaouais – où ils sont les bienvenus – s’intègrent rapidement par l’apprentissage du français, langue officielle et d’usage public commune au Québec?

Réponse : Québec solidaire juge très positivement l’arrivée de nouveaux immigrants dans la région. Leur présence permet des échanges interculturels très enrichissants et nous incite à créer des liens de solidarités internationales. Pour arriver à créer ces liens d’amitié, l’accueil et l’intégration des personnes immigrantes s’avèrent des questions primordiales. QS considère en effet que notre société d’accueil devrait se montrer plus généreuse lorsque ces personnes arrivent chez nous. Malheureusement, nous n’avons pas montré toute la meilleure volonté pour accueillir ces personnes qui souvent, ont traversé des épreuves très dures avant d’arriver chez nous. Alors qu’aujourd’hui, les délais pour suivre des cours de francisation peuvent atteindre plusieurs mois, tout devrait être fait pour leur proposer, le plus rapidement possible, des cours de français de qualité. De même, le délai de carence de trois mois à la RAMQ devrait être aboli. Comme tout être humain, les nouveaux arrivants ont le droit de vivre en santé. Nous devrions par surcroît aider ces personnes à accéder à un logement décent et tout devrait être mis en œuvre pour qu’elles puissent rapidement se trouver un emploi de qualité ou une formation en français gratuite. En ce sens, un effort tout particulier doit être fait pour reconnaitre les expériences professionnelles et diplômes acquis à l’étranger.

Les membres de Québec solidaire estiment que la tendance actuelle de mettre l’odieux de l’accueil et de l’intégration sur les nouveaux arrivants, sans fournir de solution viable, permet d’éviter de nous questionner sur nos responsabilités comme société d’accueil. Or, il apparaît de plus en plus évident que les compressions successives dans les programmes de francisation (dont l’abolition des COFI sous la gouverne péquiste) rendent particulièrement difficile l’arrivée des immigrants au sein de la société québécoise. QS soutient ainsi qu’il est maintenant impératif, non pas de remettre en question notre rôle comme société d’accueil, mais de remettre en question les outils dont nous disposons pour permettre à celles et ceux qui choisissent de venir habiter au Québec de participer à leur société.

Bill Clennett
Candidat de Québec solidaire
bill@bibacheznous.ca

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Réponses du Parti vert du Québec :

1) Des études récentes ont démontré l’existence en Outaouais d’un problème d’exode des jeunes qui veulent poursuivre des études. Le sous-financement de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et le déficit de l’Outaouais en programmes collégiaux et universitaires sont en cause. L’éducation postsecondaire constitue un autre secteur clé où la région et sa population sont grandement défavorisées par rapport aux régions comparables du Québec (Estrie, Mauricie et Saguenay).

Quelles sont les mesures que vous entendez défendre et promouvoir pour que cesse le sous-financement et le sous-développement de l’Outaouais dans le domaine de l’éducation postsecondaire?

Réponse : Tel que propose la vision écologique du Parti vert du Québec depuis plusieurs années, chacun des domaines de la vie collective ne peut être traité de manière isolée. Chaque enjeu ou problématique doit être abordé en conséquence et tenir compte non seulement des interdépendances de ces domaines, mais également du type de structure de gouvernance qui en détermine les mécanismes de gestion servant à l’allocation des ressources communes. Évidemment, l’éducation reste au cœur des changements que nous proposons afin d’en assurer la réussite de même que la pérennité. Nous croyons que la question du financement de l’éducation post secondaire passe inévitablement par une modification du mode de gouvernance actuel. Pour l’Outaouais, nous voulons créer un gouvernement régional semi autonome afin de sortir la région du sous investissement chronique dans lequel elle se trouve. Toutes les allocations budgétaires dans les domaines de l’éducation, de la santé de la culture, du développement économique, de la gestion des ressources naturelles, de la gestion des matières résiduelles et du logement social seront transférées dans la région afin d’être administrées par un gouvernement régional élu au suffrage universel par le biais d’un système électoral proportionnel. En ce moment, l’Outaouais est la vache à lait du reste du Québec. Cela doit impérativement changer.

2) Il existe un déséquilibre fiscal inacceptable entre l’Outaouais et le reste du Québec en matière de financement des services de santé. Ce déséquilibre agit de façon persistante au détriment de la santé de la population outaouaise. Le déficit fiscal sur ce plan entre l’Outaouais et le reste du Québec était, par exemple, de 382 millions de dollars durant l’année 2005-2006.

Les dépenses en santé en 2005-2006 sont de 2102 dollars par personne dans l’Outaouais alors qu’elles sont de 3218 dollars dans le reste du Québec, incluant la région de Montréal. Pour la même période, le Québec a versé près de 55 millions de dollars à l’Ontario afin de rembourser des services médicaux qui ne sont pas accessibles en Outaouais. C’est près de 12 % du budget de fonctionnement régional !

Qu’entendez-vous faire pour que l’UQO offre un programme de médecine et, de concert avec le Cégep de l’Outaouais, les autres programmes qui manquent à notre région en matière de formation des travailleurs de la santé? Pour vous assurer que les nouveaux programmes de médecine et soins de santé qui seraient offerts à l’UQO seront rattachés à un Réseau universitaire intégré de santé (RUIS) de langue française et non celui du McGill University Health Center reconnu pour ses difficultés à offrir des services de santé en français? Qu’entendez-vous faire pour moderniser les hôpitaux existants? Qu’entendez-vous faire pour construire à Gatineau un centre hospitalier universitaire comme en possèdent les régions de Québec et de Sherbrooke?

Réponse : Actuellement, les problèmes dans le domaine de la santé en Outaouais sont si aigus, que la recherche de solutions ne peut s’effectuer simplement en mode palliatif d’urgence comme c’est le cas actuellement, à défaut de quoi nous nous attaquerons seulement aux symptômes et non aux véritables causes de ces problèmes. En ce sens, nous ne croyons pas que la solution réside dans la capacité de formation, mais bien dans celles d’attraction et de rétention du personnel. Pour ce faire, il faut atteindre la parité salariale de tous les types de personnel du domaine de la santé avec la région d’Ottawa. D’ailleurs, le chef des deux urgences des hôpitaux de Hull et de Gatineau, le Dr Fayez Abboud, s’est récemment prononcé en faveur de cette mesure (Radio-Canada, 2 mai 2008, http://www.radio-canada.ca/regions/ottawa/2008/05/02/008-urgence-ete.shtml). Or, en ce moment, l’Outaouais n’a pas les mécanismes et les pouvoirs décisionnels pour aller de l’avant dans cette voie. Alors, en tant que véritables démocrates, nous croyons que les solutions à ces problèmes appartiennent aux citoyens et aux citoyennes de la région. Donc, avant de tomber dans le piège des faux consensus, il importe de créer le lieu démocratique approprié possédant les pouvoirs nécessaires pour que la région puisse retrouver les moyens de gérer ses propres affaires. La création d’un gouvernement régional semi autonome demeure le choix censé pour le faire. Comme mesures intermédiaires, nous proposons de défusionner Hull et Aylmer du Centre de santé de Gatineau et de permettre à la coop de santé d’Aylmer d’offrir des services d’urgences, tel qu’elle le demande depuis plusieurs années. Ces avenues ne régleront certainement pas la totalité des difficultés actuelles, mais elles permettront d’améliorer sensiblement la situation pendant que les démarches de création de l’instance de gouvernance régionale s’effectueront.

3) Il est bien connu que la région frontalière de l’Outaouais vit des phénomènes de trafic identitaire et de braconnage fiscal. De trop nombreux résidants du Québec trafiquent leur identité pour se déclarer Ontariens afin de ne pas payer leurs impôts au Québec obligeant ainsi l’ensemble des autres contribuables du Québec à payer leur part.

Quelles mesures « concrètes » entendez-vous prendre afin que cessent ces pratiques qui appauvrissent l’ensemble de la société québécoise et affaiblissent l’identité québécoise de l’Outaouais?

Réponse : Devant ce genre de situation, la tentation est souvent forte de se tourner exclusivement vers des mesures coercitives. Cependant, au Parti vert du Québec, nous croyons qu’elles ne sont pas la seule avenue et qu’il nous faut trouver collectivement des incitatifs à ne pas s’aventurer dans cette direction. C’est exactement le type de question qui doit être débattu par tous les acteurs de la région de l’Outaouais qui sont concernés. L’idée que c’est le député sage et puissant qui peut tout régler est dépassée. La nature des réalités et des besoins d’aujourd’hui demande qu’on articule les solutions aux problèmes collectifs de façon nouvelle. La création d’une instance décisionnelle régionale va permettre de renforcer l’identité collective de la région et deviendra le lieu par excellence pour trouver des pistes de solution efficaces et durables.

4) L’Outaouais est la troisième région en importance pour l’accueil des immigrants internationaux et une région importante pour l’accueil des nouveaux arrivants en provenance des provinces canadiennes. Nombre de ces nouveaux citoyens ne parlent pas français. La langue anglaise continue de dominer dans les transferts linguistiques. À Gatineau et dans ses banlieues, la communauté anglophone voit ainsi son importance augmenter de 18 % à cause de l’assimilation des francophones et allophones.

Que proposez-vous pour que les immigrants et les nouveaux arrivants allophones et anglophones qui choisissent de venir vivre au Québec et en Outaouais – où ils sont les bienvenus – s’intègrent rapidement par l’apprentissage du français, langue officielle et d’usage public commune au Québec?

Réponse : À cet égard, nous proposons deux solutions très concrètes : d’abord abaisser le seuil d’application de la Charte de la langue française aux entreprises, de 50 employés à 25, puis augmenter les investissements dans le système d’éducation dans la région d’un montant de 200 millions de dollars, tirée des surplus réalisés par la vente des économie d’énergie d’Hydro Québec. Une partie de cette somme pourra être accordée à la formation linguistique aux immigrants en incluant ceux qui viennent du reste du Canada. Chose certaine, l’instauration d’un centre de formation linguistique dans les secteurs de Hull et Aylmer fera partie de nos dossiers prioritaires.

Brian Gibb
Candidat du Parti vert du Québec
bgibb17@yahoo.ca

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Réponses du Parti indépendantiste :

1) Des études récentes ont démontré l’existence en Outaouais d’un problème d’exode des jeunes qui veulent poursuivre des études. Le sous-financement de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et le déficit de l’Outaouais en programmes collégiaux et universitaires sont en cause. L’éducation postsecondaire constitue un autre secteur clé où la région et sa population sont grandement défavorisées par rapport aux régions comparables du Québec (Estrie, Mauricie et Saguenay).

Quelles sont les mesures que vous entendez défendre et promouvoir pour que cesse le sous-financement et le sous-développement de l’Outaouais dans le domaine de l’éducation postsecondaire?

Réponse : Le Parti indépendantiste soutient que l’indépendance permettra le développement de secteurs de l’économie présentement sous-estimés ou carrément ignorés parce que notre potentiel est noyé dans le tout multiculturel canadien qui étouffe, voire méprise, l’expression de la spécificité québécoise. Le secteur touristique en est un, l’accueil des nouveaux arrivants, notamment les franco-canadiens et les franco-américains qui désirent vivre dans un pays français pourrait en être un autre. Ce sont deux secteurs économiques qui pourraient connaître un essor considérable dans un pays indépendant. L’Outaouais pourrait devenir le chef de file du Québec en ces domaines.

Un développement économique nouveau, trop brièvement esquissé ici, rendra nécessaire la multiplication des programmes d’enseignement dans divers secteurs. Les jeunes d’ailleurs viendront ici pour étudier certaines spécialités reconnues en Outaouais. Maîtres chez-nous, on pourra planifier l’offre entre les diverses universités, chaque région aura sa juste part dans le cadre d’une offre éducative complète à l’échelle du Québec.

2) Il existe un déséquilibre fiscal inacceptable entre l’Outaouais et le reste du Québec en matière de financement des services de santé. Ce déséquilibre agit de façon persistante au détriment de la santé de la population outaouaise. Le déficit fiscal sur ce plan entre l’Outaouais et le reste du Québec était, par exemple, de 382 millions de dollars durant l’année 2005-2006.
Les dépenses en santé en 2005-2006 sont de 2102 dollars par personne dans l’Outaouais alors qu’elles sont de 3218 dollars dans le reste du Québec, incluant la région de Montréal. Pour la même période, le Québec a versé près de 55 millions de dollars à l’Ontario afin de rembourser des services médicaux qui ne sont pas accessibles en Outaouais. C’est près de 12 % du budget de fonctionnement régional !

Qu’entendez-vous faire pour que l’UQO offre un programme de médecine et, de concert avec le Cégep de l’Outaouais, les autres programmes qui manquent à notre région en matière de formation des travailleurs de la santé? Pour vous assurer que les nouveaux programmes de médecine et soins de santé qui seraient offerts à l»UQO seront rattachés à un Réseau universitaire intégré de santé (RUIS) de langue française et non celui du McGill University Health Center reconnu pour ses difficultés à offrir des services de santé en français?

Qu’entendez-vous faire pour moderniser les hôpitaux existants? Qu’entendez-vous faire pour construire à Gatineau un centre hospitalier universitaire comme en possèdent les régions de Québec et de Sherbrooke?

Réponse : Le Québec doit devenir un pays afin de maîtriser sa fiscalité et d’établir lui-même ses priorités en matière de santé et d’éducation. L’établissement de plans d’ensemble devenu possible, permettra le développement des régions en harmonie avec un plan de développement de l’ensemble québécois. L’indépendance mettra fin au fractionnement des pouvoirs entre deux nations, une concurrence stérile qui rend impossible la gestion équitable des ressources.

3) Il est bien connu que la région frontalière de l’Outaouais vit des phénomènes de trafic identitaire et de braconnage fiscal. De trop nombreux résidants du Québec trafiquent leur identité pour se déclarer Ontariens afin de ne pas payer leurs impôts au Québec obligeant ainsi l’ensemble des autres contribuables du Québec à payer leur part.

Quelles mesures « concrètes » entendez-vous prendre afin que cessent ces pratiques qui appauvrissent l’ensemble de la société québécoise et affaiblissent l’identité québécoise de l’Outaouais?

Réponse : L’établissement de frontières entre le Canada et le Québec, devenu un pays de plein droit, permettra la répression de la fraude qui prive présentement le Québec d’une partie des recettes fiscales qui lui reviennent.

4) L’Outaouais est la troisième région en importance pour l’accueil des immigrants internationaux et une région importante pour l’accueil des nouveaux arrivants en provenance des provinces canadiennes. Nombre de ces nouveaux citoyens ne parlent pas français. La langue anglaise continue de dominer dans les transferts linguistiques. À Gatineau et dans ses banlieues, la communauté anglophone voit ainsi son importance augmenter de 18 % à cause de l’assimilation des francophones et allophones.

Que proposez-vous pour que les immigrants et les nouveaux arrivants allophones et anglophones qui choisissent de venir vivre au Québec et en Outaouais — où ils sont les bienvenus — s’intègrent rapidement par l’apprentissage du français, langue officielle et d’usage public commune au Québec?

Réponse : La question linguistique est reliée étroitement à la question du statut du Québec. Le Québec devenu indépendant mettra en place toutes les mesures nécessaires pour valoriser la langue française et la rendre indispensable. Les nouveaux arrivants seront choisis en fonction de leur connaissance du français ou de leur désir de l’apprendre et de s’intégrer rapidement à la nation québécoise. Les franco-canadiens et les franco-américains qui désirent s’établir au Québec profiteront de mesures particulières leur permettant d’accéder plus rapidement à la citoyenneté québécoise.

Jean-Roch Villemaire
Parti indépendantiste
hull@parti-independantiste.org
jrvillem@hotmail.com

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Bon vote!
Nous remercions les candidats qui ont pris la peine de répondre à vos questions.

Impératif français invite les électeurs et les électrices à se rendre nombreux voter lundi 12 mai prochain aux élections partielles dans la circonscription de Hull. Bon vote!

Source :
Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
Recherche et communications
Tél. : 819 684-8460
www.imperatif-francais.org

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