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Ensemble, on va plus loi !

Permettez-moi, par la présente, de porter à votre attention cet article publié hier par Radio-Canada et qui porte sur les décisions du gouvernement québécois prises afin de réagir au jugement Immer, un dossier qui fut alimenté par la lettre ouverte initiée par l’ADDICQ mais surtout cosignée par plus de 25 organisations et personnalités publiques associées à la promotion de la langue française, dont vous êtes.

Ainsi, au lieu de simplement en appeler du jugement  en question et donc rester sur le terrain judiciaire, favorable à l’idéologie fédérale, le gouvernement du Québec a plutôt décidé de changer les règles du jeu en proposant de modifier deux lois, soit la Charte de la langue française (par l’entremise d’amendements au PL 96) et la Loi sur les tribunaux judiciaires, de même que le Règlement sur la procédure de sélection des candidats à la fonction de juge de la Cour du Québec, de juge d’une cour municipale et de juge de paix magistrat, sur lequel s’est appuyé le juge Immer pour rendre sa décision.

Il ne fait aucun doute aux yeux de l’ADDICQ qu’un tel dénouement, qui consacre par des lois et non seulement par un règlement le fait qu’il ne doit pas être obligatoire pour un ou une juge québécois(e) d’être bilingue afin d’exercer cette fonction sur notre territoire, a été rendu possible notamment grâce à vous. En effet, la publication de la lettre ouverte que vous ou les organisations que vous représentez si bien a nécessairement pesé fortement dans la balance, donnant ainsi des munitions aux tenant(s)s d’une approche robuste et pérenne au sein du gouvernement actuel afin de s’attaquer à cet enjeu.

Cette décision gouvernementale témoigne donc de l’importance et de la pertinence de la mouvance nationaliste et indépendantiste de se mobiliser notamment par l’entremise de lettres ouvertes, une mobilisation qui peut déboucher sur l’obtention de retombées concrètes et importantes. Bref, de véritables gains pour le Québec.

Dans ce cas-ci, c’est la force du nombre ET la qualité des cosignataires qui a permis un tel scénario. En effet, je suis persuadé que cette même lettre, portée par l’ADDICQ seule, sans cosignataire, n’aurait jamais eu le retentissement obtenu, si tant est qu’elle aurait réussi à être publiée. Ainsi, que votre nom ou celui de votre organisation ait apparu ou non sur le web par l’entremise de cette lettre ne change rien au fait que la contribution de chacune et de chacun d’entre vous s’avéra essentielle à la réussite de cette initiative : c’est parce qu’elle a réuni tant d’intervenant(e)s de qualité qu’elle a été en mesure de peser dans la balance, et ainsi contribuer à la consolidation de notre langue officielle.

Pour cela, l’ADDICQ ne vous remerciera jamais assez.

En espérant avoir le privilège de collaborer à nouveau avec vous dans un proche avenir afin, notamment, de permettre à la langue française d’être mieux protégée et de rayonner davantage au Québec comme dans le monde.

Etienne-Alexis, pour l’ADDICQ

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