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WESTRAIL, THALYS…

La Société des Chemins de Fer Français et la Société des Chemins de Fer Belges ont créé au cours des 20 dernières années la Société «Westrail», le comble pour deux pays francophones. Celle-ci s’est transformée par la suite en «Thalys» (pour les commerciaux, l’usage du français dans tout ce qui est international semble prohibé), détenue à 90% par ces deux sociétés publiques.

Dernièrement, une publicité sur le site Thalys lui-même fait la promotion du THALYS DAY, avec retour en classe COMFORT pour rejoindre deux villes résolument francophones : Paris et Bruxelles. (http://www.thalys.com/fr/fr/?time=1275031185 )

Il est donc bien admis que depuis les années 90, les pays francophones cherchent à se débarrasser de leur langue, au mépris de leurs citoyens qui, pourtant, sont les premiers mis à contribution pour financer les projets pharaoniques de l’Europe du Rail (également en anglais http://www.raileurope.fr/corporate/), alors que l’Union Internationale des Chemins de fer (UIC), organisme mondial porte un nom bien francophone (dont le site est plutôt du français et de l’anglais mélangé, on suppose pour éradiquer le français plus tard, depuis l’abandon par la France de sa langue, disons-le tout net : http://www.uic.org/) et qu’au final, les francophones sont également les premiers clients du réseau…

Les systèmes de maintenance et de contrôle, bien que la France soit le pays incontesté du rail (l’Angleterre est…has been depuis longtemps, pour employer un mot qui leur sied bien), sont en anglais : European Rail Trafic Management System (ERTMS), European Train Control System (ETCS).

Bref, comme vous le voyez, la France, depuis la transformation de la CEE en Union Euopéenne et l’adhésion de la plupart des pays de l’AELE (association européenne de libre échange, en anglais -langue imposée dans cette union- : EFTA, anglicisant de facto l’Europe), la fin de son droit de véto et la vassalisation du pouvoir politique et économique aux intérêts économiques anglosaxons (Parisot, Lagarde, Pécresse, Darcos, Allègre…) non pour des raisons de compétitivité mais plutôt pour des raisons inhérentes à la mentalité anglo-saxonne (la loi du plus fort et l’antisocial) a du mal à être lue si on tentait de la décrypter par sa géopolitique, car on ne voit pas à qui sa politique s’adresse, où on ne le sait que trop, mais certainement pas aux français eux-mêmes.

Il est donc clair que si la France avait une autre volonté, le visage de l’Europe serait autrement. Après 15 années où la mentalité anglo-saxonne a pris le dessus, ce ne sont que crises, précarité, effacement des cultures (même celle britannique)… au profit de la bouillabaisse étatsunienne (mais aussi, par réaction, de la culture japonaise standardisée) : il n’est cependant pas trop tard, puisque la France possède encore les plus grands groupes qui sont l’ossature de l’Europe, contrairement à l’idée véhiculée par les détracteurs sur son prétendu passéïsme, là où l’Angleterre est un épouvantail faisant figure de marginale, totalement recluse sur elle-même et incapable du moindre élan européen, si ce n’est à son seul profit, ne devenant au fil du temps qu’une colonie étatsunienne dont le seul point commun est la langue, et encore : avec l’espagnol et le clairon des canadiens français, notamment des Québecois, la langue anglaise en Amérique du nord vacille. Pour mieux rebondir en Europe ?

cedriclaudet@neuf.fr

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