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COUPE À BLANC À GATINEAU

Il est essentiel de conserver la vocation récréative de l’hippodrome d’Aylmer. Le secteur Aylmer de la ville de Gatineau s’enlaidit de semaine en semaine avec le développement domiciliaire sauvage que nous constatons depuis quelques années. Nous n’avons pas besoin de plus de maisons et de commerces dans ce secteur, mais d’un développement récréatif qui permettrait aux citoyens d’Aylmer de se divertir et de se délasser dans leur secteur. L’étalement urbain n’a plus de sens dans un contexte de conservation environnementale. Donnons aux citoyens d’Aylmer les infrastructures sur place pour qu’ils puissent faire des sports, se divertir et se délasser dans leur secteur, sans devoir sauter dans leurs voitures et faire des kilomètres pour aller jusqu’au secteur Gatineau, par exemple, pour profiter d’infrastructures récréatives. Le développement domiciliaire actuel dans le secteur Aylmer profite beaucoup aux habitants ontariens qui sont bien heureux de traverser la rivière pour se loger à moindres frais. Mais en même temps, ils exigent des services en anglais dans une ville québécoise où le français est la langue officielle. Ce que beaucoup de ces nouveaux citoyens québécois ignorent totalement. Dans certains commerces d’Aylmer, c’est rendu qu’on a parfois de la difficulté à recevoir un service en français. L’ajout de commerces serait une concurrence déloyale aux commerces existants dans le secteur et ne ferait qu’inciter les gens à toujours plus de consommation. Rappelons-nous que les Canadiens en général ont un taux d’endettement faramineux qui menace l’économie du pays. Je constate qu’il n’y a pas de démocratie à la ville de Gatineau où les consultations avec les citoyens sont souvent bidons, comme celle de mercredi soir à propos du village urbain que la ville veut faire ériger sur le site de l’hippodrome d’Aylmer. Notre ville, qui a l’immense avantage de se situer dans un environnement naturel splendide (le parc de la Gatineau, la rivière des Outaouais), semble n’accorder d’importance qu’aux revenus tirés des taxes municipales. Un autre exemple de cet esprit, c’est la construction des quatre immenses édifices à condominiums sur le côté sud du boulevard Alexandre-Taché juste à l’extrémité du boulevard Saint-Raymond. Avant cette construction, on avait une échappée sur la verdure le long de la rivière et maintenant notre regard se heurte à du béton, la vue sur la rivière a disparu. Un autre exemple d’enlaidissement de la ville. L’urbanisme n’a jamais été une priorité pour les villes du Québec. Il serait temps qu’on lui fasse une place et qu’on arrête de penser uniquement en termes de taxes municipales à percevoir en multipliant habitations et commerces. La qualité de vie dans une ville se bâtit progressivement. Lorsqu’on l’a détruite, c’est pour toujours.

Michelle Bachand

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